10 Solutions pour tenter de sauver les insectes de leur effondrement

Les #insectes sont actuellement pris dans une vertigineuse chute en unité « biomasse » et le rythme d’extinction des espèces est extrêmement préoccupant. Certains scientifiques parlent d’un effondrement commencé et dont il est possible qu’il soit impossible de le stopper.

Malgré les avertissements relayés de scientifiques et d’associations, en France, le taux de pesticides est en augmentation en France. L’usage du sol ne fait l’objet d’aucun monitoring à l’échelle gouvernementale ou d’affichage environnemental.

Les insectes sont à la base de notre chaîne alimentaire, effectuant gratuitement le travail de pollinisation. Sans eux, la famine nous guette, associée à une augmentation dramatique des inégalités sociales. Mais pas seulement. Sans ces espèces animales, les espèces qui s’en nourrissent mourront aussi, et cela est probablement irréversible.

Les insectes survivent grâce aux plantes, qu’ils butinent. Ils y sont indissociablement liés, ainsi qu’à l’usage de l’air de l’eau, et du sol 

Ainsi, la biodiversité animale et végétale sont intrinsèquement liées…

Voici 10 Propositions pour tenter de sauver les insectes 

En tant que citoyen acteur et consommateur :

  • 1. En tant que citoyen, manger au maximum Bio afin d’éviter l’effet délétère des pesticides sur l’ensemble des insectes, et acheter des produits qui ne contribuent pas à ‘enlever du sol” à la biodiversité (contribuant à la déforestation ou mobilisant une forte surface de terre, comme par exemple la viande rouge). 
  • 2. Planter chez soi des plantes mellifères et des plantes à insectes partout où il est possible, en respectant la flore locale. Dans son jardin, dans son balcon, dans son école, dans son entreprise. C’est joli, mais ce n’est pas que de la décoration ! Installer des hôtels à insectes les attire également.

En tant qu’organisme gouvernemental, agriculteur, entrepreneur, ou entité publique territoriale :

  • 3. Aider la Biodiversité locale à se développer seule en maximisant la surface accordée à des aires de biodiversité, sans artificialisation de sol, et sans intervention humaine. Cela signifie que toutes les activités de déforestation, y compris celles liées à nos biens de consommation ou la nourriture et l’agriculture (la consommation de viande est parmi les produits alimentaires celle qui mobilise la plus importante surface de sol) et les achats associés devraient être limités au minimum vraiment utile (encore une fois, pour permettre aux insectes de survivre et à notre société aussi). Favoriser la biodiversité végétale, qui sont les “aliments” ou ecosystèmes indissociables des différentes espèces d’insectes. Soit on laisse la nature faire, soit une agriculture en polyculture bio (ou permaculture) permet d’attirer des insectes beaucoup plus variés que la monoculture. Or, la diversité des insectes est l’un des enjeux principaux, et pas seulement la quantité (biomasse).
  • 4. Dépolluer le sol de ses pesticides (et réaliser le coût associé) et fasvoriser les zones de forêt non nécessairement entretenue et les parcs naturels ou plus petites “zones de biodiversité”, ce sont des zones à insectes => comprendre également qu’un sol laissé sans intervention est plus fertile qu’un sol exploité
  • 5. Dépolluer l’eau de ses pesticides (et réaliser le coût associé) et favoriser les zones humides, en augmenter la quantité et la surface (lacs, mares, marais) : ce sont des éco-systèmes à insectes
  • 6. Sensibiliser les communes, collectivités, départements et régions à ces coûts et dommages indirects, et aussi à l’utilité des zones humides, trames vertes, trames bleues, trames noires : éviter la lumière la nuit qui perturbe à la fois les insectes, mais aussi les plantes et leur rythme chronobiologique. Pour les collectivités ne pas sous-estimer l’importance de limiter la tonte des bords des routes, des ronds points, des chemins. (économiser de l’argent public!)

En tant qu’entité publique régionale ou entité gouvernementale à l’échelle nationale ou européenne, ou en tant qu’agriculteur citoyen qui décide librement de son type d’agriculture

  • 7. Interdire les néonicotinoides ainsi que tous les nouveaux (ou anciens) insecticides très toxiques pour les insectes (et les oiseaux, petits mammifères, poissons, tandis que certains insecticides sont aussi toxiques pour les humains, comme par exemple le chlordécone, interdit, mais toujours présent dans le sol même après son interdiction, en Martinique et Guadeloupe, ce qui est très préoccupant en terme de #Santé Environnementale)
  • 8. Diminuer significativement la quantité de pesticides utilisée ou mieux : pratiquer une agriculture polyculture (ou permaculture) et bio. Préférer les techniques de biocontrôle en agriculture plutôt que des pesticides chimiques. La santé des agriculteurs en dépend.
  • 9. Pratiquer le bio, la polyculture ou permaculture, l’Agro Foresterie, garder ou planter des haies, des arbres à côté des cultures, et ne pas tailler les bois morts, les laisser, ce sont des écosystèmes à insectes 
  • 10. Diminuer significativement la quantité de Glyphosate utilisée dans l’agriculture, substance qui endommage le microbiote des insectes (et eur système immunitaire) et porte atteinte à la biodiversité végétale, la flore locale. Se rappeler que la Biodiversité végétale est la nourriture de la Biodiversité animale, donc ce que nous considérons comme de “mauvaises herbes” sont en réalité indispensables à la préservation de certains insectes. Réaliser également qu’un couvert raisonnable de “mauvaises herbes” aide à entretenir la fraîcheur qui sera indispensable à l’agriculture pour faire face aux jours de canicules associés au réchauffement climatique. Les “mauvaises herbes” sont une brique indispensable de l’agriculture de résilience pour les espèces naturelles.

Réaliser la beauté des insectes et leurs services rendus à titre « gratuit ». Ne leur doit-on pas de se donner la peine de les sauver ?

Quelques illustrations :

Besoin d’eau des insectes, disparition de zones humides en lien avec les disparitions conjointes d’insectes et d’oiseaux, dont les insectes sont aussi la nourriture

Le Tréfle, le Pissenlit, aident à la structuration du sol, certaines de ces plantes anciennement considérées comme « mauvaises herbes » non seulement fertilisent les sols en azote, peuvent nourrir des animaux de ferme, mais aide aussi les insectes. Le pissenlit est quand à lui tout à fait comestible.

La coccinelle, très utilisée en biocontrole, pour remplacer efficacement les pesticides, s’abreuve, nous rappelant le lien indissociable des insectes avec l’eau. Il est possible d’attirer des coccinelles sans en acheter, simplement en mettant des plantes qui les attire à proximité des cultures, ou en pratiquant la polyculture bio

Lilas de mon jardin en Lorraine où les insectes trouvent leur place : les fleurs colorées attirent les insectes, et les vieux bois sont un bon « terreau » pour leur foyer et reproduction.

Certains insectes ne peuvent survivre que grâce à une nuit noire. Les éclairages publics nocturnes ne sont pas propices à la survie de ces espèces. Il est possible de mettre en place des minuteries pour cumuler économie d’énergie et préservation de la biodiversité

Un exemple de lien entre les insectes et les animaux des chaînes alimentaires supérieures (il manque l’humain mais il est bien présent également!) , et les plantes des chaînes alimentaires de niveau trophique inférieur

Rédacteur : Anne-Cassandre Ledoux

Relecteurs et co-signataires :

la « Team Biodiversité » : Bertrand Gonthier, Lynda Aba, Philippe Mathis, Eric Dammame, Florence de Massol

3 commentaires sur “10 Solutions pour tenter de sauver les insectes de leur effondrement

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  1. Très bon article et supers illustrations !
    Il est encore aberrant que malgré les alertes répétées rien ne soit encore fait à ce niveau pour la sauvegarde des abeilles. Ou en tout cas ce qui est fait n’est que minime par rapport au danger …

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  2. Merci pour la sensibilisation , il faudrait qu’on comprenne que la consommation et l’utilisation du bio participent non seulement à notre bien être mais aussi au bien être de la nature, de notre environnement et des futures générations.

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  3. Il faudra mettre le bio accessible à la portée de tous pour qu’il ne soit pas vécu comme une contrainte . Pour faire évoluer notre façon de consommer !

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